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Douglas TRUMBULL (1942 - ), si il est réalisateur de quelques films, s'est fait d'abord et avant tout connaître comme le complice de Stanley Kubrick pour "2001, une Odyssée de l'Espace" (2001, a space Odyssee - 1968).

C'est en effet ce gaillard qui est parvenu à rendre si crédibles les maquettes, ainsi que les minutes du voyage vers Jupiter et au-delà. Car là où un Ray Harryhausen avait magnifié les poupées animées (de dinosaures entre autre), il y avait tout à inventer pour rendre crédible des navettes spatiales, station spatiale orbitale, ainsi que le vaisseau-boule qui alunit. A une époque toujours épique où il fallait user de son imagination, car même les micro-ordinateurs étaient de la pure SF, Douglas TRUMBULL a su donner vie à l'extraodinnaire, tout en lui donnant un goût de quotidien.

C'est d'ailleurs un peu sa marque de fabrique. Ses vaisseaux ne sont pas flambants neufs, ils voyagent quotidiennement. Ainsi en est-il de son premier long métrage, en 1972 : "Silent Running" où Bruce Dern joue un terrien qui, dans un vaisseau composé d'immenses serres, sauvegarde les dernières plantes, tel Noé dans son arche. Il est secondé par de petits robots, véritables ancêtres de R2D2.

En 1978, Steven Spielberg fait appel à lui pour ses "Rencontres du 3ème Type" (Close Encounters of the Third Kind). C'est lui qui parvient à faire voler d'énormes soucoupes volantes comme de tous petits engins au dessus de notre Terre. Le trucage est en effet plus délicat sur un fond clair que sur le noir spatial. La même année, c'est lui qui ressuscite l'USS Enterprise de "Star Trek : le Film" (Star Trek: The Motion Picture) de Robert Wise. Il fallait redonner vie à une véritable icône pour les spectateurs anglo-saxons. La série "Star Trek" n'était en effet connue par les amateurs français que par un article très complet de la revue "L'Ecran Fantastique". Même si le film est un peu longuet, il relança la série de manière vertigineuse non seulement pour le cinéma mais aussi pour la télévision.

En 1982, il aide Ridley Scott à se sortir des effets de "Blade Runner". Là aussi, sans effets numériques, il fallait rendre crédible une mégapole humide, une pyramide gigantesque, et ces véhicules de police qui volent au milieu de tout ça. La réussite du film lui doit encore une fois beaucoup.

TRUMBULL se passionne pour l'amélioration des images, voir du relief. Il met au point le procédé showscan, basé à partir de la pellicule 70mm (l'image est deux fois plus grande que sur l'encore pellicule classique qu'est le 35mm), avec une vitesse de 60 images par secondes (au lieu de 24 au cinéma, 25 à la tv). Il parviendra d'ailleurs à proposer aux parcs d'attraction des essais en 3D sans lunettes pour les spectateurs. Hélas, le procédé est trop coûteux et ne connaîtra pas le succès. Tout comme son film de 1983 "Brainstorm", tourné en showscan pour certaines scènes, qui subit la connerie manifeste de la critique. En effet, il s'agit ici de l'histoire de deux savants, les docteurs Michael Anthony Brace et Lillian Reynolds (Christopher Walken et Louise Fletcher) qui mettent au point un appareil capable d'enregistrer ce que vit une personne. Le cobaye est équipé d'un casque qui capte son activité cérébrale. Une autre personne peut alors revivre les mêmes instants, les mêmes sensations en "visionnant" l'enregistrement. Quand quelqu'un visionne un de ces enregistrements, le film passe en 3D (hé oui, James Cameron et son Avatar n'ont rien inventé). 3D filmée en 70mm qui donne un résultat autrement chiadé que le numérique ! (ahhh, ça fait du bien d'le dire !) Or donc, Lillian s'enregistre alors qu'elle fait un arrêt cardiaque et meurt. Mike visionne l'enregistrement, et vit une expérience où son esprit quitte son corps. Les critiques ont vu là une apologie de la croyance en la survie de l'âme. Or il est parfaitement clair dans le film qu'il s'agit de ce que le cerveau de Lillian a vécu/imaginé. Si son esprit était sorti de son corps, l'appareil n'aurait plus rien enregistré puisqu'il reste rivé au crâne. "Brainstrom" nous offre de superbes images, même si on peut trouver aujourd'hui l'ensemble un peu gnan gnan. Les effets spéciaux de Trumbull sont léchés, et on y voit aussi les dernières images de Nathalie Wood (qui y joue Karen Brace, la fiancée de Mike). De fait, si il y a un film a voir en 3D en plus du "Meurtre était presque parfait" (Dial M for Murder - 1954) d'Hitchcock, c'est bien ce film là. Impérativement sur grand écran, of course(ce qui n'est hélas plus guère possible, d'une part à cause de l'insuccès du film, vu qu'il avait coûté assez cher, et de la férocité du numérique qui l'en empêche désormais) !

Depuis, TRUMBULL a réalisé quelques films pour ses recherches visuelles, mais plus rien ne nous est parvenu en salles.

-- Vincent D. 12 avril 2010 à 20:46 (UTC)

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