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Fredric Brown, Cincinnati (Ohio) 1906 – Tucson (Arizona) 1972. Ecrivain américain de SF et polar.

Auteur Modifier

Orphelin, obligé de travailler à partir de 16 ans, auteur prolifique pendant l’âge d’or des pulps américains, il a pu gagner honnêtement sa vie et n’a pratiqué le crime, l’abus sexuel, l’espionnage martien et la sorcellerie que comme auteur de fiction. Non-conformiste et pacifiste, son vice principal, qui a fini par l’emporter à 66 ans, était l’alcoolisme.

Il est surtout connu comme auteur de « short stories », des nouvelles excellentes, parfois très courtes, le plus souvent humoristiques et à l’accroche originale, comme celle-ci:

Le dernier homme sur Terre était seul chez lui. On frappa à la porte…

Oeuvres Modifier

En SF, il a aussi écrit deux trés bons romans, qui sont à la fois des parodies et des explorations des limites du genre :

L'univers en folie (What Mad Universe) écrit en 1949. Un écrivain de science-fiction est la victime collatérale d’un tir de missile expérimental. Il se trouve projeté dans un univers parallèle où la Terre colonise les astres, combat les extra-terrestres, fait travailler des immigrés luniens et où des milices d’aveugles sèment la terreur dans le brouillard nocturne. Une Terre qui ressemble beaucoup aux scénarios publiés dans les pulps… Et pour cause !

Martiens, go home ! (Martians, Go Home), écrit en 1955. Un écrivain de science-fiction (encore un), Luke Devereaux, vient de divorcer de sa femme, psychiatre. Et voilà que les Martiens envahissent la Terre ! Ils ne sont pas comme on croyait : ce sont bien des petits hommes verts, mais ils sont bavards, fouineurs, indiscrets, amateurs de blagues salaces… et immatériels, donc indestructibles ! Impossible de mener une vie sociale normale avec ces monstres qui dérangent tout. Les gouvernements doivent même renoncer, à leur grand regret, à leurs préparatifs de guerre nucléaire. Luke ne perd pas courage. Puisque la SF ne se vend plus, il va écrire du western. Il n’est pas fou, lui ! Quoique…

Dans le genre polar, quelques-uns de ses romans sont à la limite du fantastique par le rôle qu’y joue l’amnésie ou la folie. Le meilleur (à mon avis) :

La nuit du Jabberwock (Night of the Jabberwock), écrit en 1950. Le héros-narrateur, Doc Stoeger, est l’unique rédacteur d’un petit journal de province dans un trou où il ne se passe jamais rien. D’ailleurs, même s’il se passait quelque chose, il serait difficile d’en rendre compte sans faire du tort à un notable influent, à un vieil ami ou à n’importe quel pauvre diable local. Doc se console avec le whisky, le jeu d’échecs et les conversations sur son auteur favori, Lewis Carroll. Un soir où les non-événements s’accumulent de façon inquiétante, un inconnu frappe à la porte. Il prétend avoir accès aux univers parallèles de Lewis Carroll…

Patrick Cialf (discussion) octobre 4, 2012 à 20:00 (UTC)

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