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Réalisé en 1960, "Psychose" est très certainement le film le plus connoté épouvante d'Alfred HITCHCOCK.

Bien qu'en réalité il ne s'y passe rien de fantastique au sens propre, ce film est un chef d'œuvre de mise en scène. Le spectateur y est mené par le bout du nez là où le gros HITCH a décidé de le mener.

Hitchcock nous confie d'abord à la charmante Marion Crane (Janet Leigh), secrétaire qui, par hasard, se trouve avoir l'opportunité de commettre un larcin de 40 000 dollars en espèces. La fuite de Marion est déjà une anthologie cinématographique, Hitch se faisant toujours une joie d'alterner les plans réels de la voiture sur la route, et les transparences où l'actrice est filmée en studio, avec un film qui défile derrière elle.

Un policier la stoppe. Il ne veut pas arrêter Marion (ce que redoute le spectateur, le film serait fini avant La fameuse scène...) mais au contraire lui conseiller fortement d'aller se reposer. Elle va donc dans le premier motel venu. Manque de chance pour elle - joie du spectateur - elle tombe sur celui de Norman Bates (Anthony Perkins).

Marion, qui depuis près d'une heure est considéré comme étant l'héroïne du film, semble décidée à rendre l'argent qu'elle a volé. Elle passe quand même sous la douche et sous le couteau tenu par une ombre terrible. Scène mirifique s'il en est que celle là, admirablement montée, où on ne voit rien, mais où tout est suggéré. Scène moultes fois copiée, moultes fois parodiée, jamais égalée. Quelques secondes de pur cinéma, aux accents discordants de la musique de Bernard Herrmann (qui nous avait déjà régalé dans "Mais qui a tué Harry" en 1955, et "La Mort aux Trousses" en 1959, pour ne citer que ces deux films là d'Hitchcock). Norman Bates arrive trop tard. Il ne peut que nettoyer les traces du meurtre perpétré par sa mère.

La soeur de Marion, Lila (Vera Miles), s'inquiète de la disparition de sa sœur. Elle demande l'aide de Sam Loomis (John Gavin), le copain de Marion, pour ses recherches. Dans le même temps, le patron de Marion a engagé le détective privé Milton Arbogast (Martin Balsam) pour retrouver ses 40 000 dollars.

Le détective parviendra le premier à entrer chez les Bates, et le regrettera amèrement. Son meurtre, où on le suit de face dévalant une escalier à reculons, est extraordinaire. Tourné en transparence, Arbogast semble voler hors du décor. Pourtant, cette irréalité donne une force stupéfiante à la scène.

Lila et Sam auront plus de chance dans leurs investigations, et découvriront, non sans risquer leurs vies, le funeste secret de la famille Bates.

Dans un superbe noir et blanc, Hitchcock emmène le spectateur dans un véritable cauchemar, cauchemar qui cependant est un pur délice de cinéma.

A noter que plus de vingt ans après, quelques tristes sires firent revivre Norman Bates dans plusieurs séquelles. Comme la majorité des suites, elles étaient lamentables, d'autant que, si on regarde le film de Hitchcock jusqu'au bout, on nous explique bien que la personnalité de Norman a disparu. Ce qui interdisait toute suite.

-- Vincent D.

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