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Sam Raimi est un cinéaste qui, à l'instar de Jackson, Peter a commencé sa carrière par des films d'horreur à petit budget avant de voir reconnaître son talent par les grands studios hollywoodiens, qui ont fini par lui confier la réalisation de blockbusters. Il appartient de fait à une génération de cinéphiles amoureux du cinéma de genre qui ont, dès le départ, eu l'ambition d'oeuvrer dans le fantastique.

Or donc, Samuel Marshall Raimi, né en 1959 à Franklin, États-Unis a commis, dès l'université, de petits films avec son pote Bruce Cambell (étudiant en art dramatique). Un autre de ses amis, Scott Spiegel , leur fait découvrir le cinéma fantastique. C'est finalement toute une bande de copains, qui compte aussi parmi ses membres les frères de Sam, Ted et Ivan Raimi, qui s'attèle à la création d'un petit métrage fantastique/horrifique intitulé Book of the Dead. En 1981, Sam décide de le développer pour en faire un long-métrage plus ambitieux. L'argument est simple : une petite bande d'étudiants s'en va passer ses vacances dans un bungalow perdu au fond des bois. Hélas, le précédent occupant de la maisonnette était un archéologue qui s'intéressait à la démonologie sumérienne, et avait enregistré sur une cassette audio une goétie destinée à invoquer un Esprit du Mal. Les jeunes innocents passent ladite cassette sur un magnétophone, et les voici aux prises avec une bande de démons pas sympa du tout... Le distributeur Irvin Shapiro convainc Raimi de rebaptiser le film Evil Dead. Celui-ci, malgré un budget dérisoire, bénéficie du talent du réalisateur et connaît un joli succès - moins en salle que par le circuit vidéo. C'est ainsi que le nom de Sam Raimi commence à s'imposer parmi les amateurs du genre : celui-ci, quoiqu'encore débutant, manifeste une véritable virtuosité et fait preuve d'idées originales et efficaces dans l'art de la mise en scène. Petite anecdote : à un moment, le personnage de Bruce Campbell passe sa main au-travers d'un miroir. On ne saurait manquer de penser à Cocteau, Jean qui, dans son film Orphée, avait utilisé le même effet spécial. Est-ce un emprunt délibéré ou une simple coïncidence ? [Tout personne pensant avoir la réponse à cette passionnante question est priée de me contacter via MP. L'hypothèse la plus probable ou amusante sera récompensée par un de mes dessins d'enfant dédicacé.]

En 1987, sort Evil Dead 2. Alors que le premier opus de la franchise n'avait coûté que 35 0000 dollars, le second Evil Dead bénéficie d'un budget de 3 millions de dollars. Malgré son titre, le film n'est pas une suite mais un véritable remake, avec, dans le rôle principal, l'indispensable Bruce Campbell (A noter que celui-ci appararaîtra, ne serait-ce que fugacement, dans tous les films que Raima réalisera par la suite.) Ici, le réalisateur s'en donne à coeur joie dans un mélange d'horreur et d'humour délirant.

En 1993, une suite directe d'Evil Dead 2 sort en salles sous le titre L'armée des ténèbres. Celle-ci se présente comme un nanar à l'esprit potache assez jouissif (apparemment de par la volonté du producteur), bien loin des ambitions horrifiques de Raimi, qui désavouera son oeuvre.

Entretemps, Raimi s'est essayé avec succès au "comics-book movie" : il s'agit de Darkman (1990), l'histoire d'un savant ayant mis au point la fabrication d'une peau synthétique destinée à la greffe des grands brûlés. Problème : la peau synthétique en question se désagrège en quelques heures lorsqu'elle est exposée à la lumière... Victime de la destruction de son laboratoire par un gang de mafieux, défiguré par l'incendie subséquent, le héros (Liam Neeson), fort de ses connaissances scientifiques et techniques, ourdit sa vengeance...

Et puis, en 2002, Raimi connaît la consécration auprès du grand public après que les studios Columbia Pictures lui aient confié la franchise Spider-man avec l'énorme succès que l'on sait. Par la suite, il crée la société de production Ghost House, dédiée aux films fantastiques, dont la série des The Grudge constitue le fleuron.

Son dernier film à ce jour en tant que réalisateur est Jusqu'en enfer (Drag Me To Hell, 2009.) Celui-ci souffre d'un petit problème : son scénario rappelle furieusement Rendez-vous avec la peur, de Tourneur, Jacques. Les spectateurs qui connaissent ce chef-d'oeuvre ne manqueront pas d'établir la comparaison entre les deux métrages, à la défaveur de celui de Raimi, quand bien même on peut supposer qu'il n'était nullement dans l'intention du cinéaste de concurrencer son illustre prédécesseur.

Utilisateur: Chadiran, le 08/05/2010

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